Cabinet vétérinaire des Mangettes

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L’endoscopie & la rhinoscopie

 

Cet équipement  permet l’examen visuel direct du système digestif et de l’appareil respiratoire en passant par les voies naturelles, il permet aussi la réalisation de prélèvements en vue d'un examen histologique. L’endoscopie est souvent proposée à la suite d’autres examens complémentaires. En effet, Il existe un réel bénéfice à associer échographie abdominale et endoscopie du tube digestif ou radiographie thoracique et endoscopie respiratoire.

Ainsi, nous vous proposons les prestations suivantes :

 

Pour l’appareil respiratoire :

- Rhinoscopie (nez et sinus)

- Laryngo – pharyngoscopie (larynx-pharynx)

- Trachéoscopie (trachée)

- Bronchoscopie (grosses et petites bronches)

 

Pour l’appareil digestif :

- Oesophagoscopie (œsophage)

- Gastroscopie (estomac)

- Duodenoscopie (début du petit intestin)

- Coloscopie (colon)

Notre clinique vétérinaire possède deux colonnes d’endoscopie. Ces colonnes sont composées d’un ordinateur qui permet de transcrire les images filmées par l’endoscope sur un grand écran. 

 

L’endoscope : 
Il est formé de trois parties, une partie reliée à la colonne d’endoscopie, une poignée qui permet de faire bouger l’extrémité de l’endoscope et un long tube qui permet de pénétrer dans les voies naturelles. Des instruments peuvent être insérés dans ce long tube, permettant la réalisation de biopsies ou le retrait de corps étrangers. 
Le gastroscope est de diamètre plus important. La caméra est directement située à l'extrémité de l’instrument. Les images obtenues sont ainsi d’excellente qualité et les instruments pouvant être introduits à l'intérieur sont de plus grande taille. Il sera donc privilégié lors de l’examen du tube digestif. 
Le fibroscope est de plus petit diamètre. Les images sont capturées en mode numérique et converties sous forme de vidéo à l’écran. La qualité de l’image est moins bonne qu’avec le gastroscope mais la petite taille de l’appareil permet d’accéder à des zones de très petit diamètre telles que les bronches ou les sinus. Il sera ainsi privilégié lors de l’examen de l’appareil respiratoire.

 

ENDOSCOPIE DU TUBE DIGESTIF 
PREPARATION DU PATIENT
L’endoscopie digestive permet l’examen du pharynx, de l’œsophage, de l’estomac, du duodénum et du colon. 
Une diète alimentaire de 12 à 24 heures et hydrique de 4 heures est prescrite pour l’examen de l’œsophage, de l’estomac et du petit intestin. Une diète alimentaire de 24 h et idéalement de 48 heures est nécessaire pour une coloscopie. Un régime (blanc de poulet + gruyère + eau) est prescrit 2 – 3 jours avant l’examen. L’idéal est d’administrer un laxatif la veille de l’examen.
Une anesthésie générale est nécessaire. Même si l’examen est peu douloureux, il nécessite que l’animal soit parfaitement immobile. De plus, elle permet de placer un tube au centre de la trachée, ce qui présente le double avantage de pouvoir aider le patient à mieux respirer tout au long de l’examen en lui apportant de l’oxygène, ainsi que d’éviter que du contenu alimentaire puisse passer dans les voies respiratoires. 
L’animal est ensuite couché sur son côté gauche. Des capteurs permettent de vérifier en permanence son coeur et sa respiration.

 

ENDOSCOPIE DE L’ŒSOPHAGE
L’examen se révèle très intéressant dans le cas d’une inflammation de l’œsophage (Oesophagite), dans le diagnostic et le traitement des corps étrangers, sténoses et tumeurs. Certains troubles de la motilité de l’œsophage peuvent être également repérés. 
Les biopsies de l’œsophage sont difficiles à réaliser et se limitent aux masses ou aux proliférations suspectes. 
œsophage normal

En ce qui concerne les corps étrangers, ceux-ci peuvent se coincer dans l’œsophage. Dans plus de 80% des cas, il s’agit de chiens de petite taille. Les terriers sont sur-représentés. Il est alors urgent d’agir car l’animal présente des symptômes aigus et les complications sont fréquentes. Le plus généralement, on assiste à la formation d’une sténose (anneau cicatriciel qui peut réduire considérablement le diamètre de l’œsophage). La formation de diverticules ou la perforation de l’œsophage sont également possibles.
L’endoscopie va permettre dans la plupart des cas de retirer le corps étranger. Plus l’intervention est rapide, moins l’animal aura de chances de présenter des complications. 
Si, par malchance, une sténose se formait, il est généralement possible de la traiter par endoscopie. Des petits ballonnets sont introduits dans l’œsophage puis gonflés progressivement pour dilater la sténose. Entre 3 et 10 séances sont parfois nécessaires.

 

ENDOSCOPIE DE L’ESTOMAC (GASTROSCOPIE)
Cet examen permet l’observation de la muqueuse gastrique, le retrait de corps étrangers et la réalisation de biopsies principalement. Il permet également de mettre en évidence des anomalies anatomiques ou fonctionnelles, telles qu’un retard à la vidange gastrique. 
Les affections gastriques les plus souvent diagnostiquées sont des gastrites chroniques (inflammation), des érosions de la muqueuse, les corps étrangers, des troubles de la motricité (présence de contenu alimentaire chez un animal normalement à jeun par exemple). Les ulcères et les tumeurs sont moins fréquents. Des anomalies du pylore (jonction entre l’estomac et le début du petit intestin) sont fréquemment observées : ulcère, néoplasie, hyperplasie ou atrophie. Les biopsies sont facilement réalisées, en général 4 à 8 biopsies sont nécessaires. 
Le suivi gastroscopique permet un suivi et un ajustement thérapeutique.

Il est également possible de placer une sonde de réalimentation (dite de gastrotomie) par voie endoscopique. Elle peut être laissée en place plusieurs semaines et permet d’alimenter votre animal si celui – ci ne peut pas se nourrir (fracture de la mâchoire, affection œsophagienne…).

 

ENDOSCOPIE DE L’INTESTIN GRÊLE
L’examen est indiqué lors de troubles digestifs chroniques ou aigus non répondant pas à la thérapeutique classique. Chez le chat, les vomissements peuvent être le seul symptôme d’une maladie chronique de l’intestin grêle ou même du côlon. Une échographie abdominale reste un examen important à réaliser avant toute endoscopie car il permet de visualiser et de situer certaines anomalies, telles que des tumeurs, qui ne seront pas toujours accessibles car situées trop loin ou trop profondes dans l’intestin. Des biopsies par laparoscopie ou laparotomie (en ouvrant la cavité abdominale) seront alors proposées. 
La prise de biopsies reste un acte simple à réaliser et est très bien toléré par l’animal. Si possible, 10 biopsies sont prises. Si la taille de l’animal ne permet pas de franchir le pylore, des biopsies dites « en aveugle » sont possibles.

 

COLOSCOPIE = ENDOSCOPIE DU GROS INTESTIN
L’apparition de troubles lors de la défécation, la présence récurrente de sang dans les selles ou des diarrhées chroniques sont des indications de coloscopie. Des vomissements sont également présents dans plus d’un tiers des atteintes du gros intestin. Il s’agit d’un examen très facile à pratiquer et qui ne nécessite pas systématiquement une anesthésie générale. Des biopsies sont souvent réalisées lors de l’examen.

 

INTERET DES BIOPSIES
La réalisation d’une biopsie consiste à recueillir un petit morceau d’organe. Les prélèvements sont envoyés au laboratoire pour analyse dite histologique. Leur principal intérêt est de confirmer la nature d’une lésion ou de faire la différence entre plusieurs lésions qui ont le même aspect. 
Suivant les différentes publications scientifiques, il existe une corrélation d’environ 70% le diagnostic de laboratoire et ce qui est observé par le praticien lors de l’endoscopie. Il est donc très important de confirmer ce qui est vu lors de l’examen avec un examen histologique, et de confronter les résultats avec l’expression clinique de l’affection.

 

COMPLICATIONS
Outre le risque anesthésique qui est commun à toute chirurgie, plusieurs complications peuvent se produire. 
Lors du retrait de corps étrangers : il est possible d’aggraver une lésion existante lors du retrait d’un corps étranger, si celui-ci est particulièrement traumatisant par exemple.

  • Vomissements : ils peuvent être déclenchés lors l’examen, notamment chez le chat, d’où l’importance de place un tube endo-trachéal lors de l’anesthésie.
  • Hyperinsufflation : du gaz est insufflé lors de l’examen de manière à dilater les organes et permettre leur visualisation correcte. Si l’insufflation est trop importante, elle peut entraîner une diminution du rythme cardiaque ou une baisse de la pression artérielle. Le monitoring de l’anesthésie permet de repérer et de corriger rapidement ces troubles.
  • Perforations : elles sont rarissimes. Lors qu’elles surviennent, il s’agit généralement de tissus qui étaient fortement endommagés au départ.
  • Hémorragies : les biopsies entraînent toujours un petit saignement qui s’arrête de lui-même. Aucune suture n’est nécessaire.


ENDOSCOPIE DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
L’endoscopie respiratoire permet, contrairement à la radiographie ou au scanner, de pouvoir explorer les voies respiratoires en mouvement, ainsi que de réaliser des prélèvements cytologiques ou bactériologiques. 
Les indications médicales sont variées : troubles de la déglutition, modification de la voix, respiration bruyante, toux, …


PREPARATION DU PATIENT
L’endoscopie de l’appareil respiratoire nécessite une anesthésie générale. La mise en place d’un tube dans la trachée n’étant pas possible lors de l’examen, de l’oxygène est apporté par un tuyau jusqu’au nez de l’animal. Le monitoring de l’anesthésie assure la surveillance du bon fonctionnement cardiaque et de la bonne oxygénation de votre animal.


PHARYNGO-LARYNGOSCOPIE
Le pharynx est la zone de croisement entre l’appareil respiratoire et le tube digestif. Il est fréquent d’y trouver une inflammation ou un corps étranger, les tumeurs sont possibles. 
Le voile du palais est la continuité du palais osseux au niveau du pharynx. L’appréciation de sa longueur et de son épaisseur est permise lors de l’examen est permettra de déterminer si une chirurgie du voile du palais est nécessaire (chez les chiens à « nez plat » principalement). 
Le larynx est globalement formé des cartilages laryngés. Leur rôle est de s’ouvrir lors de l’inspiration et de se fermer lors de la déglutition de manière à éviter que de la nourriture puisse passer dans les voies respiratoires. Leur fonctionnement correct est évalué lors de l’endoscopie. Il n’est pas rare de diagnostiquer des paralysies de ces cartilages.


TRACHEOSCOPIE 
La trachée est un tube formé d’une succession d’anneaux cartilagineux reliés entre eux par une membrane. Son rôle est de conduire l’air des voies respiratoires supérieures aux poumons. 
L’endoscopie permet d’évaluer le diamètre de la trachée, sa forme, la présence éventuelle d’une masse, de parasites ou de corps étranger, mais aussi de visualiser l’extension d’un traumatisme, lorsqu’un chien est mordu à la gorge par exemple. 
Lorsque la trachée apparaît affaissée sur elle-même, on parle de collapsus trachéal. Il existe 4 stades suivant l’importance de l’affaissement. Cette affection est très fréquente chez les chiens de petite race ou de race miniature.


BRONCHOSCOPIE 
La trachée se divise ensuite en deux bronches souches, une droite et une gauche qui vont distribuer respectivement les poumons droits et gauches. Ces bronches se divisent ensuite en bronches de diamètre de plus en plus petit, jusqu'aux alvéoles pulmonaires où se déroulent les échanges entre le sang et l’air. L’examen des bronches est limité par la taille de l’animal. Plus son format est important, plus il est possible d’aller loin dans les petites bronches et inversement. 
Lors d’affection pulmonaire, il est fréquent d’observer une inflammation ou des sécrétions dans les bronches. L’endoscopie peut aussi permettre de repérer directement un corps étranger ou une tumeur, à condition que ceux – ci ne sont pas situés trop profondément dans les poumons, ou indirectement par un filet de sang provenant d’une petite bronche par exemple. 
Lors de l’examen, il est fréquemment proposé de réaliser un lavage broncho-alvéolaire. Il s’agit d’injecter une petite quantité de sérum physiologique stérile et de récupérer 4 à 5 secondes plus tard le liquide. Les prélèvements obtenus sont envoyés au laboratoire pour un examen des cellules recueillies ou pour une analyse bactériologique.


COMPLICATIONS 
L’examen est contre – indiqué lorsque l’animal souffre d’une pathologie cardiaque instable, lors d’insuffisance respiratoire sévère ou lors de troubles de l’hémostase. Les complications sont en revanche peu fréquentes.


RHINOSCOPIE 
L’examen permet d’examiner les cavités nasales. Il est intéressant lors d'éternuements récurrents, de jetage (écoulement par la narine) uni ou bilatéral, d’épistaxis (saignement par la narine) ou de reverse sneezing (reniflement à l’envers). Cet examen est souvent complété par des radiographies, un scanner ou une IRM. 
Les diagnostics les plus fréquents sont les tumeurs (30 % des cas), les rhinites inflammatoires, les corps étrangers, les aspergilloses (champignon contaminant les cornets nasaux) et les fistules oro-(communications anormales entre les cavités nasales et la cavité orale).


Conclusion
Les examens complémentaires disponibles en médecine vétérinaire sont de plus en plus nombreux. L’intérêt de pratiquer un examen complémentaire tel que l’endoscopie doit toujours s’inscrire dans le cadre d’une démarche diagnostique rigoureuse. Plusieurs examens sont parfois nécessaires pour établir un diagnostic précis et proposer une démarche thérapeutique adaptée. 
La facilité de mise en œuvre et le peu de complications liées à cet examen doivent permettre de rendre son utilisation plus commune.

Pour Vet.Avenir
Dr Clotilde GERIN


Si votre animal doit subir un examen endoscopique ou pour toute question relative à nos procédures, notre équipe médicale se tient à votre entière disposition

 

La colonne Stortz

 

La colonne Olympus

 

Le gastroscope

 

Le fibroscope

 

œsophage normal

 

vue de l’estomac d’un chat


pylore

 

epilet

Un epilet dans le nez d’un chien